Avec le spécialiste du voyage Amadeus, Sigfox s’attaque au marché du suivi des bagages

Actualités blockchain

Blockchain / Actualités blockchain 16 Vues

Après le RFID, le SFID ? Sigfox souhaite développer une alternative au suivi d’objets par radiofréquences (RFID) en proposant une offre basée sur sa technologie de transmission bas débit longue portée. Il la destine à un marché en plein décollage : le suivi des bagages pendant les voyages aériens.

Pour percer dans ce segment très concurrentiel, la start-up française signe un partenariat stratégique avec la société informatique spécialiste de l’industrie du voyage Amadeus. A terme, les deux entreprises pourraient même créer une co-entreprise, comme Sigfox l’a déjà fait avec Michelin sur le sujet de la logistique. Leurs services développés en commun ont déjà un nom : PinPoint.

Des étiquettes communicantes à bas coût

Cette nouvelle marque proposera dès 2020 une offre de service de suivi d’objets aux aéroports et compagnies aériennes, s’appuyant sur les capacités de géolocalisation (à grosses mailles, mais très bon marché) du réseau de Sigfox. Ce dernier compte sur son offre d’étiquettes réutilisables et de capteurs de proximité à bas coûts pour supplanter la technologie privilégiée par les acteurs de l’aérien, le RFID.

L’IATA a d’ailleurs voté en juin dernier une résolution demandant la généralisation de cette technologie pour le suivi des bagages dans le monde entier d’ici 2025… Mais le RFID est beaucoup plus coûteux à déployer : la portée des étiquettes (de quelques mètres) nécessite d’installer de coûteux portiques à chaque étape de la manutention des bagages. Sigfox a donc des arguments à faire valoir. PinPoint veut d’ailleurs proposer la technologie à tous les maillons de la chaîne du voyage, y compris aux hôtels.

Bagages suivis... et assurés ?

La start-up française a d’ailleurs d’autres projets dans les cartons. Elle travaille avec son partenaire assureur La Parisienne à créer des assurances sur mesure dédiées au voyage. "On peut imaginer des détecteurs de mouvements et de chocs qui pourraient livrer des données sur les incidents qui surviennent au cours d’un voyage, le tout certifié par la blockchain", détaille le PDG de Sigfox, Ludovic le Moan. Le tout à un coût maîtrisé par rapport à des solutions classiques. Reste à convaincre de premiers acteurs de l'aérien de s'en emparer. La compagnie Air France, par exemple, a préféré commandé 120 millions d'étiquettes RFID...

Commentaires