Facebook fait une première acquisition dans la blockchain

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Le réseau social a débauché l'équipe de développeurs de la société britannique Chainspace, donnant ainsi une nouvelle piste sur ses ambitions dans cette nouvelle technologie.

Quels sont les projets de Facebook avec la technologie blockchain? La question agite beaucoup depuis l'annonce en mai dernier du recrutement de David Marcus pour prendre la tête d'une division consacrée à cette nouvelle technologie. Une information révélée par le site Cheddar donne quelques pistes: selon des sources proches du dossier, le groupe dirigé par Mark Zuckerberg aurait recruté la quasi-totalité de l'équipe de développeurs de Chainspace. Cette start-up britannique, créée par des chercheurs de l'University College de Londres, travaille sur des «smart contracts» (des programmes autonomes qui exécutent automatiquement des transactions, sans nécessiter d'intervention humaine, une fois démarrés) et sur un protocole pour améliorer la vitesse de transactions sur la blockchain Ethereum. D'après Cheddar, les chercheurs de Chainspace travaillent aussi sur la façon dont la technologie blockchain peut être utilisée dans d'autres domaines que le paiement, comme les sondages par exemple.

Le site précise que Facebook n'a pas racheté la société, ni une technologie mais bien sa matière grise. «Comme beaucoup d'entreprises, Facebook explore la puissance de la blockchain. Cette nouvelle équipe travaillera sur de nombreuses applications différentes» a confirmé un porte-parole de Facebook. Sur LinkedIn, trois des chercheurs - Alberto Sonnino, George Danezis et Shehar Bano - ont déjà mis à jour leur profil avec leur nouvel employeur.

Transferts d'argent

Plusieurs sites avaient repéré depuis la mi-novembre que la page emploi de Facebook mentionnait plusieurs postes à pourvoir d'experts blockchain. Facebook n'a pas dévoilé le montant de cet investissement. Selon Cheddar, Facebook a aussi eu des discussions avec une autre société, Algorand, qui n'ont pas abouti.

Au printemps 2018, Facebook avait annoncé avoir lancé un groupe de recherche pour explorer les potentiels et opportunités pouvant apporter cette nouvelle technologie, basée à la fois sur un système de transactions décentralisées et de la cryptographie. Le choix de David Marcus, ex-président de Paypal et ex-responsable de Facebook Messenger, au poste de «directeur stratégique blockchain» attestait du sérieux que le groupe porte à ses enjeux. Ce dernier avait quitté en août dernier le conseil d'administration de la grande plateforme d'échange de cryptomonnaies Coinbase pour éviter tout potentiel conflit d'intérêts. En mai, David Marcus déclarait vouloir «explorer la meilleure façon de tirer parti de la blockchain à travers Facebook, en partant de zéro».

Fin décembre, des sources anonymes citées par l'agence Bloomberg indiquaient que Facebook travaillait sur la création d'une cryptomonnaie de type stablecoin (c'est-à-dire ancrées des monnaies réelles type dollar ou euro) pour des transferts d'argent au sein de sa messagerie WhatsApp. Facebook teste depuis un an une solution de paiement via WhatsApp en Inde.

Mark Zuckeberg avait mentionné pour la première fois son intérêt pour la blockchain dans ses résolutions du 4 janvier 2018. «Il existe d'importantes contre-tendances- comme le cryptage et la cryptomonnaie - qui prennent le pouvoir des systèmes centralisés et le remettent entre les mains des gens. Mais ils risquent d'être plus difficiles à contrôler. Je suis intéressé d'approfondir et à étudier les aspects positifs et négatifs de ces technologies, et la meilleure façon de les utiliser dans nos services», écrivait-il alors.

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