Le LabCom Litis, partenariat public privé pour le traitement des données de santé, inauguré ce 25 septembre

Actualités blockchain

Blockchain / Actualités blockchain 34 Vues

Public et privé s’associent sur le traitement des données de santé. Le LabCom Litis, inauguré ce jeudi 26 septembre à Rennes (Ille-et-Vilaine), vient concrétiser une collaboration déjà effective entre le laboratoire rennais LTSI (Laboratoire Traitement du Signal et de l'Image) et Enovacom, filiale d’Orange Business Services spécialisée dans l’acquisition et le traitement des données massives de santé.

"Enovacom travaille déjà avec le laboratoire LTSI, qui est à l’intersection entre l’Inserm et le CHU et l’Université de Rennes, rappelle François Decourcelle directeur adjoint de l’Innovation d’Enovacom. Le laboratoire a créé un entrepôt de données massives de santé, que nous commercialisons".

 Médecine 4P

Depuis plus d’un an et demi, les deux entités se sont unies dans un LabCom, un laboratoire commun public privé, financé par l’Agence Nationale de Recherche à hauteur de 300 000 euros sur trois ans. "Pendant cette phase de démarrage, l’industriel apporte un financement équivalent, souligne François Decourcelle. Suivant l’évolution du projet, les financements privés seront amenés à accélérer."

La création de ce laboratoire commun marque le lancement d’une phase nouvelle, complémentaire aux travaux d’entrepôts de données, d’exploitation de ces derniers. Sans surprise, l’intelligence artificielle est omniprésente, que ce soit pour analyser le signal d’un électrocardiogramme ou des images provenant d’un scanner.  

"Les travaux de recherche visent à développer la médecine 4P [prédictive, préventive, personnalisée et participative] en croisant les technologies de deep learning et l’exploitation des gisements massifs de données", continue le directeur adjoint de l’innovation d’Enovacom.

Deep learning, hautes-fréquences et blockchain

Mais les recherches portent aussi sur l’acquisition de ces données. "A la différence de nos offres commerciales [qui permettent, par exemple de remonter les données d’un patient dans un dossier consultable par les médecins] nos travaux de recherche utilisent le signal interne des machines, sous forme de hautes-fréquences, ce qui permet une analyse plus fine."

D’autres aspects des données de santé sont abordés par le Litis, dont celui, incontournable, de la sécurisation et de l’anonymisation des données. "Nous cherchons des solutions pour assurer l’anonymat et la confidentialité des données et pour garantir le respect des choix du patients, évoque François Decourcelle. A ce niveau, les études portent principalement sur la blockchain [dont la technologie garantit l’inviolabilité et la sécurité des données]."

Après neuf mois de travaux opérationnels menés par le LabCom, le projet compte trois équipes de recherche (deux publiques et une privée) installées à Rennes. "Le projet est en phase de démarrage, nous sommes sur un périmètre de preuve de concept avec deux ou trois lits équipés", précise-t-il.

Commentaires