Safe Thing devient O°Code et grave les produits dans la blockchain

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Lancée en 2017 sous le nom de Safe Thing, la start-up de La-Roche-sur-Yon (85) a changé de nom, mais surtout opéré un pivot de son activité. D’une application permettant de localiser des objets perdus, O°Code entend aujourd’hui déployer une technologie de marquage de produits utilisant la blockchain. Son lancement commercial est prévu en décembre 2019.


Pour l’amorcer, la start-up vient de boucler une première levée de fonds de 1,7M€, dont 400 k€ sous forme d’avance remboursable de Bpifrance. Le solde est apporté par les associés d’O°Code, dont trois entrants au tour de table : Jean-Baptiste Pondevy, Alice Calvez-Pignot et Vincent Roux. Ce trio d’entrepreneurs, aux profils complémentaires, rejoint Dominique Chabot, co-fondateur de Bimédia (150 salariés - 105 M€ de CA), société vendéenne qui développe de solutions d'encaissement pour le commerce de proximité. Ils viennent compléter l’équipe de la start-up regroupant déjà six personnes. O°Code, qui intègre l’accélérateur nantais Novapuls, envisage d’ores et déjà de s’engager dans un second tour de table de "plusieurs millions d’euros" fin 2019.


Créer un standard

La technologie de marquage développée par O°Code s’appuie sur une gravure effectuée directement sur le produit. Elle permet de certifier un bien, via la génération d’un titre de propriété lors de son achat. Transférable, ce titre est enregistré dans une blockchain privée. Il permet alors de tracer l’objet au long de son cycle de vie et de ses éventuels changements de propriétaire. Ces données sont accessibles via une application mobile dédiée.


"Notre ambition est de créer un standard, qui va offrir une solution contre le vol, le recel ou la contrefaçon", explique Dominique Chabot. Dans un premier temps, la start-up ciblera le marché vinicole. "Ce secteur est touché par la contrefaçon, et la multiplication des intervenants dans sa distribution pose des problèmes de traçabilité", explique le dirigeant. O°Code s’ouvrira ensuite à d’autres marchés, dont celui du textile.
 
Le modèle économique

La start-up entend commercialiser, à un tarif accessible, ses prestations de gravage et de certification. Dans une logique d’évangélisation, elle envisage la mise en place d’une offre gratuite. O°Code fonde son modèle économique sur la vente de services associés, notamment basés sur les datas générées par sa technologie. Aux industriels, elle compte proposer des logiciels leur permettant d’assurer des prestations de traçabilité ou de vérification de provenance de produits. Mais la start-up réfléchit aussi à une offre leur permettant d’entrer en contact, sans accéder à leurs données personnelles, avec leurs clients dans une logique marketing.

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