Santé: l’atout de la blockchain

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Qu’on la désigne en anglais ou en français, la blockchain, ou «chaîne de blocs», laisse perplexe de prime abord. La puissance de frappe de cette technologie apparue avec la création du bitcoin repose sur la notion de confiance. Déjà très utilisée pour la sécurisation des transactions financières, elle pourrait montrer ses vertus dans d’autres univers, dont celui de la santé. La blockchain s’imagine comme un registre où sont
listées des informations. Son usage dans le monde de la santé pourrait par exemple contribuer à faire disparaître les craintes liées à l’arrivée sur le marché de nouveaux produits pharmaceutiques.

Il faut, en moyenne, une dizaine d’années avant qu’un médicament ne soit mis en vente. Les étapes à passer avant la commercialisation sont nombreuses: études, recherches, essais… Chacune d’entre elles génère son flot de données. Comment s’assurer que celles-ci n’ont pas été trafiquées pour accélérer la commercialisation d’un traitement? C’est là que la blockchain entre en jeu.

Traditionnellement, les données sont centralisées. La blockchain, elle, permet l’inverse: au lieu que les données soient stockées par un acteur unique, elles sont enregistrées par plusieurs entités. Si l’une d’entre elles modifie une donnée, les autres détenteurs en sont informés systématiquement. Aucune modification ne peut être effectuée sans l’accord de tous les acteurs, qui constituent la «chaîne de blocs». C’est la condition sine qua non de la blockchain.

Garantir la confiance

Tracer les données et garantir leur fiabilité par la confiance entre toutes les entités sont les deux objectifs de cette technologie. «L’utilisation de la blockchain sur la chaîne de distribution d’un médicament pourrait apporter une preuve irréfutable que le produit est bien passé par chacun des intermédiaires», assure Anca Petre, du cabinet de conseil 23 Consulting. Concrètement, si plusieurs laboratoires stockent les mêmes données, ils forment alors un «consortium». «Si un seul labo n’est plus le seul maître à bord et est rejoint par des centres de recherches et d’autres participants, alors on aura une multitude de parties prenantes qui vont s’assurer du bon fonctionnement du système et vont veiller à la validation de l’information», poursuit l’experte.

Si la blockchain en France n’en est, pour le moment, qu’aux prémices de son histoire, elle pourrait bien garantir à terme la confiance, primordiale dans le domaine médical. L’Estonie l’utilise déjà: l’accès aux données de santé est protégé par une blockchain qui permet à chaque patient d’identifier les médecins qui peuvent les consulter. La «chaîne de blocs» agit, ici, comme un verrou.

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