Une "task force" pour faire de la France un leader de la blockchain

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La "task force" blockchain coordonnée par la Direction générale des entreprises (DGE) et composée d’experts français sur le sujet s'est réunie pour la première fois jeudi 25 juillet 2019. Sa création avait été annoncée à l'occasion de la Paris Blockchain Conference par le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire et le secrétaire d'Etat chargé du Numérique Cédric O.

Rassembler l'écosystème et partager les expériencesCette task force, qui a vocation à se réunir deux à trois fois par an (en dehors des sessions exceptionnelles), rassemble de nombreux acteurs de cet écosystème : représentants des administrations et investisseurs publics (ministères, Bpifrance, Caisse des dépôts, AMF, ACPR), représentants de comités stratégiques de filière qui travaillent actuellement à des applications blockchain, pôles de compétitivité, associations et représentants du monde académique (CEA, IMT, INRIA, Paris-Dauphine Université).


Avoir des acteurs aussi diversifiés autour d'une même table favorise selon le gouvernement la structuration de l'écosystème et le partage d'expériences, deux des missions de cette task force. Par exemple, lors de cette première réunion, l'entité a évoqué la Blockchain des Fréquences : un registre distribué développé par l'Agence nationale des fréquences en partenariat avec Blockchain Partner pour optimiser la répartition des fréquences libres et permettre une meilleure collaboration entre les acteurs.

Mettre en œuvre la stratégie nationale blockchain

L'objectif principal de cette task force est la mise en œuvre de la stratégie nationale blockchain présentée en avril dernier par le gouvernement. Cette dernière vise à favoriser l'adoption de cette technologie par les entreprises et l'émergence des cas d'usage. Pour y parvenir quatre axes principaux ont été définis :

  1. Renforcer l’excellence et la structuration des filières industrielles françaises pour déployer des projets basés sur la blockchain. Cela passe notamment par le fait de favoriser les retours d'expérience et le dialogue entre les filières (construction, agroalimentaire, énergie…) et les différents acteurs privés et publics.
  2. Etre à la pointe des enjeux technologiques en identifiant les verrous scientifiques et techniques autour de cette technologie et en trouvant des pistes pour parvenir à lever ces verrous. C'est la mission du CEA LIST, de l’IMT et de l’INRIA dont les conclusions seront présentées lors d'une réunion prochaine de la task force.
  3. Encourager les projets innovants s’appuyant sur les technologies de registres distribués notamment à l'aide de financement.
  4. Accompagner et sécuriser les porteurs de projets blockchain dans leurs questionnements, notamment juridiques et réglementaires.

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